atelier intellectuel

Bonjour,
 
Un petit jeu pour passer le temps, j’espère que vous allez bien ! (j en suis à 23, je sèche un peu)
Bonne après-midi,
 
Justine 
Trente auteurs se cachent dans ce texte : A vos marques, prêts, partez ! Confiné, il racontait ce qu’il ferait, une fois libre, d’ici un mois, dans ces eaux-là.

Ce moment semble si dur à surmonter … mais les mots, lierre de la pensée, permettent

de s’évader un moment, de laisser fuir ces maux passants.

Près de la fontaine dont les flots bercent l’oreille distraite, des oiseaux volent, terre,

herbe et racines semblent endormis. Les oiseaux sont là, souverains, beaux, jeunes

encore.

Une tribu goguenarde qui boit l’eau et la bénédiction du soleil qui couvre leur air novice.

Le rabot de l’air ne les épuise pas : ils n’en font cas, mus par la douceur du jour.

Mus, c’est le mot, mais sans mouvement : ils se posent, l’arbre vert ne bouge presque

pas. Du mât naturel, ils regardent au loin, plus ou moins anges, peu ou prou statues.

Braves bêtes, la becquée te les rend grands mais où est le bec aujourd’hui ? Le héros poursuit son chemin rêvé. Les ronces ardentes frôlent ses pieds.

Il avance, doucement, cherchant une aide, blonde, brune, rousse, au hasard. Il a beau voir toute cette splendeur, il ne s’y trompe pas.

Il a beau marcher par l’esprit, il ne bouge en réalité pas.
C’est la force des poètes : se promener sans mouvement, sans de grands efforts. Voir la vie en beau malgré tout, malgré les épreuves.
L’esprit est une gare : y passent mille idées qui s’enfuient et nous entraînent.
Toujours l’art a gonflé cette voile humaine, cette force : tenir bon, jusqu’au prochain voyage.

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